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Image: ARTICLE LITTLE VAN GOGH : Comment le cerveau réagit-il à l’Art?

ARTICLE LITTLE VAN GOGH : Comment le cerveau réagit-il à l’Art?


26/04/2016

Posez-vous la question : “Que se passe-t-il quand je regarde une oeuvre d’Art?

Vous penserez probablement d’avantage aux émotions ressenties qu’au processus physique qui s’est déclenché dans votre cerveau.

 

 

Bien que l’impact neurologique réel de l’art reste encore un mystère, cette question intéresse de plus en plus la classe scientifique spécialisée, principalement dans les pays anglo-saxons. Dès lors, notre compréhension du phénomène progresse rapidement.

Toute observation d’oeuvre visuelle commence bien entendu par les yeux. Nous possédons plus de 120 millions de cellules photoréceptrices dans chaque œil, chacunes d’elles étant allouées à certains champs visuels et certaines spécificitées. Par exemple, certaines cellules réagissent aux lignes ou aux points de lumière, nous indiquant les contrastes et les frontières.

 

'Mouette Au Soleil Couchant' by Michel Dumont

‘Mouette Au Soleil Couchant’ by Michel Dumont

 

 

Kate Wade-Brown, neuropsychiatre à l’hôpital universitaire de Southampton (GB), attire notre attention sur le fait que selon l’espèce, l’oeil peut réagir de façon très différente.

 

« Chez les giraffes par exemple, la fovéa est située plus haut sur la rétine que chez l’humain, puisque leur mise au point doit se faire généralement plus bas étant donné leur taille. Certains rapaces possèdent mêmes plusieurs Fovéa par œil, ce qui leur permet une mise au point simultanément sur l’espace devant eux et sur une proie située en bas. »

— Kate Wade-Brown, assistante neuropsychologue clinique à l’Hopital Universitaire de Southampton

 

Elle utilise cet exemple pour expliquer le processus physique derrière notre perception ultra-rapide d’une oeuvre d’art.

Dès que les ondes lumineuses provenant d’une peinture entrent en contact avec notre rétine, les cellules photoréceptices transmettent des signaux électrochimiques, en priorité au lobe optique se situant à l’arrière de notre cerveau.

Certaines régions de notre cortex analysent les emplacements des sources de lumières d’une composition. Par exemple, notre système visuel interprète certaines zones comme étant  « ombragées », permettant une expérience consciente dans laquelle la couleur de l’herbe est constituée d’un vert constant dans un  paysage – plutôt que de considérer les parties vertes foncées à la base de chaque arbre comme des taches de vert fonçé.

Kate Wade-Brown nous explique que la peinture de Georges Seurat

« Un Dimanche Après-Midi à l’île de la Grande Jatte » illustre parfaitement cette réalité. « Les couleurs d’une œuvre réalisées en pointillisme sont souvent percues comme plus lumineuses car cette technique permet d’éviter un mélange des pigments ».

 

 

 

Seurat

 

Notre compréhension de la biologie du cerveau est de plus en plus grande et de fait, les champs d’application des relations entre les arts visuels et le cerveau sont de plus en plus considérés par le monde académique. John Hyman, professeur d’esthétique à l’Université d’Oxford, étudie les connexions entre l’esthétique et les neurones :

« Les arts cinétiques concernent le V5, la partie du cortex visuel qui réagit au mouvement. Le Fauvisme quant à lui concerne le V4 qui réagit aux couleurs et les œuvres de Mondrian vont exciter le V1, qui réagit aux lignes verticales et horizontales. On peut donc dire que dans certains cas, des arts différents vont titiller des groupes de cellules différents dans notre cerveau. »

— John Hyman, professeur d’esthétique à l’Univesité d’Oxford

 

Hyman est persuadé qu’il encore beaucoup à explorer et à découvrir dans cet espace mystérieux où l’art et la science du cerveau se rencontrent. « Je pense sincèrement que les neurosciences peuvent contribuer à notre compréhension des Arts visuels !

 

Après tout, comme disait Michelangelo : « Un homme peint avec son cerveau, pas avec ses mains. »

 

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Little Van Gogh expose fièrement les oeuvres de plus de 600 artistes dans des entreprises et administrations à travers 6 pays européens !  En 2016, nous menons une campagne « Make art accessible » visant à promouvoir un art accessible pour chacun, que ce soit dans un lieu public, à la maison ou sur le lieu de travail.